En faisant la sieste, j'ai rêvé de l'aéroport de Madrid-Bajaras...
Désert, froid, métallique...
Comme un vaisseau spatial...
Réveillé en sursaut...
Envie de lire un texte Français...
J'ai attaqué avec enthousiasme "Le quai de Ouistreham" de Florence Aubenas...
En quelques minutes j'étais dans la froideur des brumes Normandes...
Au petit matin...
En relevant la tête...
J'ai vu passer un camion jaune...
Sur ce qui reste de la bande centrale...
La maman de la Sierra épluche des tunas...
Pour les revendre aux automobilistes...
Et au carrefour, la policière motocycliste...
Qui règle la circulation...
Semble sortir tout droit du calendrier Pirelli...
Non décidément je suis ailleurs.
SENSATION
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers picoté par les blés, fouler l'herbe menue: Rêveur j'en sentirai la fraicheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
jeudi 26 janvier 2012
samedi 21 janvier 2012
Les casques bleus
Dans notre Europe capitaliste pour percer un trou dans la chaussée...
On voit d'abord passer des techniciens qui estiment l'ampleur du chantier...
Puis vient un camion transportant un engin de terrassement, avec son conducteur...
Qui sont évidemment loués a une société amie...
Le chantier se déroule sous le contrôle de la société responsable et de la municipalité...
Tout ça prend beaucoup de temps et coûte cher.
Je me suis souvent dit que dans 80% des cas...
Une pelle, une pioche et une brouette feraient l'affaire.
Hier j'ai vu arriver sur l'allée centrale de l'avenue...
Une dizaine de casques bleus...
Armés de pelles, de pioches et de brouettes...
Qui se sont avalés cent mètres de tranchée dans la journée...
Je n'ai pas vu de chef...
Lui aussi devait avoir sa pelle et sa pioche.
On voit d'abord passer des techniciens qui estiment l'ampleur du chantier...
Puis vient un camion transportant un engin de terrassement, avec son conducteur...
Qui sont évidemment loués a une société amie...
Le chantier se déroule sous le contrôle de la société responsable et de la municipalité...
Tout ça prend beaucoup de temps et coûte cher.
Je me suis souvent dit que dans 80% des cas...
Une pelle, une pioche et une brouette feraient l'affaire.
Hier j'ai vu arriver sur l'allée centrale de l'avenue...
Une dizaine de casques bleus...
Armés de pelles, de pioches et de brouettes...
Qui se sont avalés cent mètres de tranchée dans la journée...
Je n'ai pas vu de chef...
Lui aussi devait avoir sa pelle et sa pioche.
jeudi 19 janvier 2012
Allo, Maman bobo...
A Lima, le piéton n'est pas Roi...
Si toutes les grandes avenues...
Ont des allées centrales où il fait bon vivre...
Les traverser est une entreprise à haut risque.
Hier soir nous passions une soirée tranquille à la maison...
Paola venait de sortir pour visiter des amis...
Allo maman, vient vite, je suis aux urgences de Santa Rosa...
J'ai été renversée par un taxi en traversant l'avenue.
Arrivés à Santa Rosa, tristesse...
L'admission aux urgences ressemble plus...
A la salle d'attente d'une vieille gare, qu'à un hôpital...
La seule porte qui accède aux services médicaux est armée de barreaux...
Dans le plus pur style carcéral...
Et derrière la porte des matons...
Qui filtrent entrées et sorties...
Je suis resté là trois heures à essayer de comprendre les aller-venues de ces gens...
Le gros des mouvements est fait par la famille des patients...
Ils sortent avec des ordonnances...
Et viennent acheter les médicaments nécessaires aux soins de leur malade...
Dans la salle d'attente...
Il faut d'abord payer à un guichet situé à hauteur de braguette...
Et récupérer les médicaments à un autre guichet situé à hauteur normale...
Je me demande comment font les malades qui n'ont pas de famille sur place?
Au final notre Paola est ressortie titubante...
Accompagnée de son taxi écraseur...
Qui nous aimablement proposé de nous raccompagner à la maison...
Avant de passer au commissariat.
Grave erreur...
La victime n'étant pas présente...
La maréchaussée n'a pas pu finaliser la transaction...
Et le pauvre homme a été collé au gnouf pour la nuit.
Ce matin tout le monde sauf la victime...
Hors d'état de témoigner...
S'est retrouvé au commissariat...
Pour entamer une procédure...
Qui va se poursuivre dans les jours qui viennent.
La routine quoi!
Si toutes les grandes avenues...
Ont des allées centrales où il fait bon vivre...
Les traverser est une entreprise à haut risque.
Hier soir nous passions une soirée tranquille à la maison...
Paola venait de sortir pour visiter des amis...
Allo maman, vient vite, je suis aux urgences de Santa Rosa...
J'ai été renversée par un taxi en traversant l'avenue.
Arrivés à Santa Rosa, tristesse...
L'admission aux urgences ressemble plus...
A la salle d'attente d'une vieille gare, qu'à un hôpital...
La seule porte qui accède aux services médicaux est armée de barreaux...
Dans le plus pur style carcéral...
Et derrière la porte des matons...
Qui filtrent entrées et sorties...
Je suis resté là trois heures à essayer de comprendre les aller-venues de ces gens...
Le gros des mouvements est fait par la famille des patients...
Ils sortent avec des ordonnances...
Et viennent acheter les médicaments nécessaires aux soins de leur malade...
Dans la salle d'attente...
Il faut d'abord payer à un guichet situé à hauteur de braguette...
Et récupérer les médicaments à un autre guichet situé à hauteur normale...
Je me demande comment font les malades qui n'ont pas de famille sur place?
Au final notre Paola est ressortie titubante...
Accompagnée de son taxi écraseur...
Qui nous aimablement proposé de nous raccompagner à la maison...
Avant de passer au commissariat.
Grave erreur...
La victime n'étant pas présente...
La maréchaussée n'a pas pu finaliser la transaction...
Et le pauvre homme a été collé au gnouf pour la nuit.
Ce matin tout le monde sauf la victime...
Hors d'état de témoigner...
S'est retrouvé au commissariat...
Pour entamer une procédure...
Qui va se poursuivre dans les jours qui viennent.
La routine quoi!
dimanche 15 janvier 2012
La tête dans les nuages
Un peu long le voyage de Paris à Lima...
Cinq heures d'attente dans l’aéroport désert de Madrid...
Qui se prolongent de deux heures pour des raisons obscures...
Il est presque trois heures du matin quand on décolle enfin...
Douze heures d'un voyage assez turbulent...
Heureux d'admirer les Andes avant d'atterrir à Lima...
Il est neuf heures (15 heures en France) et le soleil brille...
Immigration sans problème, et on se précipite pour récupérer les bagages...
Après un heure d'attente, on nous annonce qu'il on été égarés...
Cent cinquante personne qui se précipitent sur un guichet unique...
Pour faire la traditionnelle déclaration de perte...
Situation Kafkaïenne...
Retour à la maison, juste le temps de prendre un douche...
Et on va déguster à deux pas de chez nous...
Un"pollo a la braza" arrosé de chicha...
Après les retrouvailles familiales, on espère retrouver nos bagages...
On nous dit qu'ils vont arriver directement à la maison...
Mais on ne sait ni quand, ni comment...
Circulation dense sur l'avenue, mais pas de "maletas" en vue...
Seulement une famille sans bagages de la Sierra...
Qui s'est installée sur la bande centrale...
Pour vendre des "caramelitos" aux voitures qui s'arrêtent aux feux.
Cinq heures d'attente dans l’aéroport désert de Madrid...
Qui se prolongent de deux heures pour des raisons obscures...
Il est presque trois heures du matin quand on décolle enfin...
Douze heures d'un voyage assez turbulent...
Heureux d'admirer les Andes avant d'atterrir à Lima...
Il est neuf heures (15 heures en France) et le soleil brille...
Immigration sans problème, et on se précipite pour récupérer les bagages...
Après un heure d'attente, on nous annonce qu'il on été égarés...
Cent cinquante personne qui se précipitent sur un guichet unique...
Pour faire la traditionnelle déclaration de perte...
Situation Kafkaïenne...
Retour à la maison, juste le temps de prendre un douche...
Et on va déguster à deux pas de chez nous...
Un"pollo a la braza" arrosé de chicha...
Après les retrouvailles familiales, on espère retrouver nos bagages...
On nous dit qu'ils vont arriver directement à la maison...
Mais on ne sait ni quand, ni comment...
Circulation dense sur l'avenue, mais pas de "maletas" en vue...
Seulement une famille sans bagages de la Sierra...
Qui s'est installée sur la bande centrale...
Pour vendre des "caramelitos" aux voitures qui s'arrêtent aux feux.
mardi 3 janvier 2012
Bref, c'est de la merde!
Je veux parler du "Grand Journal" de Canal +...
J'ai un peu cette image de notre jeunesse...
Le coq sur un tas de fumier...
L'animateur vedette picore ses informations...
Dans la merde de l'actualité...
Et la basse cour glousse derrière.
Quand à la nouvelle trouvaille, Bref...
Des obsédés de la branlette...
Même pas intellectuelle...
Une sorte de speed remake d'American pie.
Mais ce qu'on peut trouver drôle chez des ados américains...
S'avère être une bien triste façon de vivre...
Pour des adultes au bord de la quarantaine...
Qui représentent la société parisienne décadente...
Sûrement ?
J'ai un peu cette image de notre jeunesse...
Le coq sur un tas de fumier...
L'animateur vedette picore ses informations...
Dans la merde de l'actualité...
Et la basse cour glousse derrière.
Quand à la nouvelle trouvaille, Bref...
Des obsédés de la branlette...
Même pas intellectuelle...
Une sorte de speed remake d'American pie.
Mais ce qu'on peut trouver drôle chez des ados américains...
S'avère être une bien triste façon de vivre...
Pour des adultes au bord de la quarantaine...
Qui représentent la société parisienne décadente...
Sûrement ?
mercredi 28 décembre 2011
Nos Amis Anglais
Nous avons, en Haute Normandie, deux grandes villes...
Rouen la Capitale, et Le Havre tournée vers la mer.
Rouen est une ville médiévale...
Maisons de colombages et rues étroites...
C'est là qu'en 1431," Nos Amis Anglais"...
Brûlèrent vive "Jeanne la Pucelle"...
Sur la place du vieux marché...
Mais " Nos Amis Anglais" n'ont jamais vraiment compris les femmes.
Quant au Havre, le 5 Septembre 1944...
" Nos Amis Anglais", pour des raisons stratégiques...
Refusant toute négociation avec l'ennemi...
Bombardèrent et détruisirent complètement la ville...
Faisant au passage 5000 morts chez les Havrais.
La reconstruction s'est faite au carré...
Architecture un rien Stalinienne...
C'est vrai qu'à cette époque là...
" Nos Amis Anglais" n'avaient pas encore inventé...
Tout ce qui aurait pu nous permettre de faire une "jolie ville"...
Comme l'ultralibéralisme, les subprimes et autres emprunts toxiques.
Finalement je me demande...
Si " Nos Amis Anglais"...
Sont vraiment nos Amis.
Rouen la Capitale, et Le Havre tournée vers la mer.
Rouen est une ville médiévale...
Maisons de colombages et rues étroites...
C'est là qu'en 1431," Nos Amis Anglais"...
Brûlèrent vive "Jeanne la Pucelle"...
Sur la place du vieux marché...
Mais " Nos Amis Anglais" n'ont jamais vraiment compris les femmes.
Quant au Havre, le 5 Septembre 1944...
" Nos Amis Anglais", pour des raisons stratégiques...
Refusant toute négociation avec l'ennemi...
Bombardèrent et détruisirent complètement la ville...
Faisant au passage 5000 morts chez les Havrais.
La reconstruction s'est faite au carré...
Architecture un rien Stalinienne...
C'est vrai qu'à cette époque là...
" Nos Amis Anglais" n'avaient pas encore inventé...
Tout ce qui aurait pu nous permettre de faire une "jolie ville"...
Comme l'ultralibéralisme, les subprimes et autres emprunts toxiques.
Finalement je me demande...
Si " Nos Amis Anglais"...
Sont vraiment nos Amis.
dimanche 18 décembre 2011
Charlie à disparu
C'était le chat des voisins...
Au début il venait nous rendre visite souvent...
Puis les voisins ont déménagé...
Et Charlie est resté dans notre jardin de curé...
C'était un chat très indépendant...
On lui a aménagé une petite maison pour l'hiver...
Il ne ratait jamais une occasion de se montrer câlin...
Quand un enfant venait...
Quand passait une belle étrangère...
Souvent il prenait ses week ends...
Mais là, il n'est pas revenu...
Il y a quelques jours on nous a signalé...
Un chat écrasé la nuit de son départ...
Du côté de la ruelle du "Petit bon Dieu"...
Pauvre vieux Charlie...
Tu nous manques...
Terriblement.
Au début il venait nous rendre visite souvent...
Puis les voisins ont déménagé...
Et Charlie est resté dans notre jardin de curé...
C'était un chat très indépendant...
On lui a aménagé une petite maison pour l'hiver...
Il ne ratait jamais une occasion de se montrer câlin...
Quand un enfant venait...
Quand passait une belle étrangère...
Souvent il prenait ses week ends...
Mais là, il n'est pas revenu...
Il y a quelques jours on nous a signalé...
Un chat écrasé la nuit de son départ...
Du côté de la ruelle du "Petit bon Dieu"...
Pauvre vieux Charlie...
Tu nous manques...
Terriblement.
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