lundi 29 juin 2009

L'homme à la moto

Chronique havraise n° 53
Le jeune homme est arrivé sur la pelouse...
Avec sa moto pétaradante...
Il l'a disposée bien en évidence...
S'est mis torse nu...
Et est remonté sur l'engin.
Deux nymphettes sont arrivées...
Se sont installées face au dispositif...
Et le motard à pris la pose...
Faisant corps avec sa machine.

Loin de là...
j'ai découvert une merveille...
En lisière de forêt...
Un champ de foin fraîchement coupé...
Qui sentait bon ...
Comme chez ma grand mère.

Il y avait un grenier à foin au dessus de l'habitation...
Et cette odeur de foin parfumait nos nuits d'enfants...
C'était un peu d'été, qui venait réchauffer...
Les nuits glaciales de l'hiver.

dimanche 28 juin 2009

BOUM !

Ça se termine toujours comme ça...
quand on fait trop confiance aux automatismes.
On croit que la machine est devenue intelligente...
Il n'en est rien.
Tous ces calculateurs aussi puissants soient-ils...
Sont tout justes programmés pour exécuter des ordres prédéfinis.
Alors, face à une situation inattendue...
Si l'HOMME ne réagit pas...
Ou ne peut pas réagir assez vite...
Pour "reprendre la main"...
Ça fait...
BOUM!
Comme pour l'AIRBUS A330.

J'ai vu plusieurs fois dans ma vie active...
Des systèmes asservis "diverger"...
Parce qu'il s'était produit un évènement...
Inattendu et transitoire...
Et la vie est heureusement pleine d'imprévus...
C'est même ce qui fait son charme.
Alors ne nous laissons pas "emmerder" par les machines...
Et utilisons les raisonnablement.

mercredi 24 juin 2009

Mais où est donc passée Fernande?

Chronique havraise n°52
Pour passer de l'autre côté de la forêt...
Le chemin est long et désert.
Pas l'ombre d'un chat...
Juste une petite souris...
Terrorisée à la vue de son premier humain.

Et quand on arrive enfin...
Il y a ceux qui prient

Et les autres qui jardinent...
J'ai même discuté de la culture des pois à rame...
Avec un jardinier local.

Pour boucler la boucle je suis rentré par le chemin du"cheval qui bande"...
A l'entrée, il y avait bien quelques merises...
Mais le cheval ne bandait plus...
Il avait bien raison le vieux Georges...
"La bandaison papa, ça ne se commande pas"

mardi 23 juin 2009

Petite promenade vénéneuse

Chronique havraise n°51
Les endroits aménagés étant squattés par des bambins...
En phase terminale (de maternelle) ....
Je me suis enfoncé dans la forêt profonde.
Au bout du lac vous prenez le chemin qui descend...
Pratiquement jusqu'au bout de la forêt...
si vous avez une petite faim...
Vous pouvez essayer les champignons meringue caramel

A vos risques et périls...
Puis vous remontez sur la gauche dans le bois...
Et vous cherchez le chemin le long des stades...
Ensuite vous suivez un bout du "CRAPA"

Jusqu'au "gros monsieur avec les gros chiens"...
Et là vous plongez dans le chemin en lisière de forêt...

Vous dépassez l'odeur de "Phallus impudique" à gauche...
Vous continuez jusqu'au "cheval qui bande" à droite...
Puis vous vous laissez guider par les aboiements des chiens...
Du centre cinophile...
Au chêne fourchu ,vous remontez à gauche....



Le centre de loisirs est en vue.
Vous retraversez la forêt en sens inverse...
En prenant le raccourci du "baisodrome" (les capotes)...
Et vous êtes de nouveau au bord du lac.

l'Amour, la Mort

Chronique havraise n° 50
Sur le rond point...
A l'entrée du parc...
Il y a ces deux vitrines...
Côte à côte.
La "Mariée" est triste et blafarde...
"Roc Eclerc" est prospère et rutilant...
Parce que...
"la vie est déjà assez chère", peut être...
Et "la Mariée" alors...
Parce que...
"l'Amour n'a pas de prix" sûrement...
Il faut dire aussi...
Que le quartier...
N'est pas très "catholique" !

vendredi 19 juin 2009

Le palpeur de boutons de roses

Chronique havraise n° 49

Le parc était peuplé de machines bruyantes...
J'ai élu domicile sur un banc tranquille...
Au bord du lac...
près d'un massif de rosiers.

Je lisais Le Monde, en me disant que ce journal...
Qui donne du "Monsieur" au moindre dictateur...
Était devenu bien ennuyeux...
Sous prétexte de rester neutre.
Puis arrive une bande de jeunes vociférant...
"On a rien trouvé!" gueulent les uns...
"Nous aussi !"répondent les autres...
" Moi non plus!" je n'y comprenais rien...
Et puis j'ai trouvé...
Il y avait "un indice" dans le massif de rosiers.
j'étais prêt à partir à la recherche d' un coin plus calme...
Quand un employé non motorisé (chose rare) est arrivé...
Se faisant fi de l'indice orange bien visible...
Il a commencé à palper les boutons de roses...
Un par un...
Palpeur de boutons de roses...
En voilà un joli métier...
Qui nous réconcilie avec les fautes de syntaxe juvéniles et tonitruantes.

mardi 16 juin 2009

Erotisme forestier

Chronique havraise n° 48
En forêt de Montgeon...
Les nuits sont chaudes...

Mais que font les brigades vertes?

Le jour...
Elles glandouillent au soleil...

Alors la nuit...
Au clair de lune...
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